Une lunette connectée est une monture intégrant des composants électroniques miniaturisés — haut-parleurs directionnels, microphones, caméra, capteurs ou micro-écrans — capables d’interagir avec votre smartphone ou votre console sans vous couper du monde réel. En 2026, le marché se divise clairement en deux grandes familles accessibles au grand public : les lunettes audio et caméra pilotées par intelligence artificielle (comme les Ray-Ban Meta) et les lunettes à écrans Micro-OLED qui projettent un moniteur géant devant vos yeux (comme les Xreal).
- Lunettes IA et audio : sans écran, elles misent sur la prise de vue mains libres, l’écoute à oreilles libres et un assistant vocal capable d’analyser ce que vous regardez.
- Lunettes à écran virtuel (AR/XR) : reliées en USB-C à un smartphone, un PC ou une console portable, elles affichent un écran virtuel allant jusqu’à 171 pouces.
- Ergonomie et toucher : les commandes reposent sur des branches tactiles, des boutons personnalisables et la conduction audio, pour un poids désormais compris entre 45 et 80 grammes.
- Vigilance à l’achat : la compatibilité matérielle (notamment le protocole USB-C DisplayPort pour les modèles avec écran) et l’adaptation à votre vue restent les premiers critères à vérifier.
Qu’est-ce qu’une lunette connectée et comment fonctionne-t-elle ?
Se demander comment fonctionnent les lunettes connectées revient d’abord à observer leurs branches. C’est dans ces quelques millimètres de résine ou de métal que se logent la batterie, les puces de communication, les microphones et les systèmes de diffusion sonore. L’objectif est simple : déporter une partie des fonctions de votre téléphone directement sur votre visage, tout en conservant l’apparence et la légèreté d’une monture classique.
Audio directionnel, conduction osseuse et branches tactiles
Pour diffuser de la musique, passer un appel ou écouter les réponses d’un assistant vocal sans boucher le conduit auditif, les fabricants utilisent deux technologies distinctes. La plus répandue aujourd’hui est l’audio directionnel à oreilles libres (open-ear). De minuscules haut-parleurs placés sous les branches dirigent le flux sonore directement vers le pavillon de l’oreille, tout en annulant une partie des fuites acoustiques pour que votre voisin de train n’entende pas votre conversation.
L’autre approche repose sur la conduction osseuse : des transducteurs font vibrer les os de la tempe pour transmettre le son directement à l’oreille interne. Cette mécanique vibratoire rejoint d’ailleurs ce que l’on observe dans la perception haptique et la façon dont notre cerveau lit le toucher et les micro-vibrations. Le son y est souvent moins riche en basses qu’en audio directionnel, mais les oreilles restent totalement dégagées dans les environnements bruyants.
Du côté des contrôles, l’interaction passe par le bout des doigts. La branche droite intègre généralement un pavé tactile capacitif : un glissement vers l’avant ou l’arrière règle le volume, un tapotement met la musique en pause, et un appui long déclenche l’assistant vocal. Les meilleures montures associent ces gestes à un léger retour sonore ou haptique ainsi qu’à un bouton physique franc pour déclencher une photo sans regarder.
Micro-écrans, capteurs et connexion Bluetooth au smartphone
Sur les modèles sans affichage, une puce basse consommation assure la liaison Bluetooth et Wi-Fi avec le smartphone. Le Bluetooth gère l’audio et les commandes courantes, tandis que le Wi-Fi direct s’active ponctuellement pour transférer rapidement les photos et vidéos haute définition vers l’application compagnon.
Lorsque la lunette électronique embarque un affichage, l’architecture change radicalement. Des dalles Micro-OLED de la taille d’un timbre-poste (souvent 0,55 pouce), dissimulées dans la partie supérieure de la monture, projettent l’image vers un système de prismes ou de guides d’ondes optiques. Ce jeu de miroirs semi-transparents renvoie l’image vers votre rétine en donnant l’illusion d’un écran flottant à plusieurs mètres devant vous, tout en vous laissant voir la pièce à travers le verre. Des accéléromètres et gyroscopes (capteurs IMU) suivent alors les mouvements de votre tête au millième de seconde près.
Lunettes AR, IA, caméra ou casque VR : ne pas tout confondre
Entre les termes anglais comme smart glasses, AI glasses, AR glasses ou VR glasses, le vocabulaire marketing entretient souvent un flou volontaire. Pourtant, ces appareils ne répondent pas du tout aux mêmes besoins ni aux mêmes contraintes physiques.
Lunettes audio et caméra embarquée (type Ray-Ban Meta)
C’est la catégorie qui a véritablement démocratisé les lunettes intelligentes. Ici, aucun écran ne vient se superposer à votre vision. Ces modèles ressemblent à s’y méprendre à des lunettes de soleil ou de vue traditionnelles. Ils intègrent une caméra ultra grand-angle logée dans le coin de la monture, une série de microphones (jusqu’à 5 ou 6 pour isoler la voix du vent) et des haut-parleurs dans les branches.
Leur force réside dans l’intelligence artificielle multimodale : grâce à la caméra, l’IA peut « voir » ce que vous regardez sur simple commande vocale pour traduire un panneau, résumer un document ou identifier un monument, tout en vous permettant de filmer vos activités les mains libres.
Lunettes à écran virtuel Micro-OLED (Xreal, Rokid, Viture)
Souvent appelées lunettes de réalité augmentée dans le commerce, elles agissent avant tout comme des moniteurs portables personnels. Elles ne possèdent généralement pas de batterie interne : elles se branchent par câble USB-C à un appareil source (console portable, smartphone compatible, ordinateur). Une fois chaussées, elles déploient un écran virtuel haute définition à 120 Hz.
Grâce aux puces de calcul spatial intégrées sur les modèles récents, cet écran peut fonctionner en mode « ancré » (3DoF) : si vous tournez la tête pour parler à quelqu’un, votre film reste fixe dans l’espace virtuel au lieu de suivre brutalement votre regard.
Lunettes de réalité augmentée (AR) vs casque de réalité virtuelle (VR)
Il ne faut pas confondre ces montures légères avec les casques de réalité virtuelle ou mixte. Un casque VR occulte totalement ou recompose numériquement votre environnement via des caméras, couvre un champ de vision très large (souvent autour de 100 à 110 degrés) et pèse environ 500 grammes. Si votre objectif est l’immersion totale dans des mondes en 3D avec des contrôleurs dans chaque main, orientez-vous plutôt vers notre comparatif des casques VR et guide d’achat 2026 ou découvrez directement nos conseils sur le Meta Quest 3 et ses accessoires indispensables.
À l’inverse, une lunette de réalité augmentée laisse passer la lumière naturelle à travers de vrais verres transparents ou teintés. Son champ de vision (FOV) est plus resserré (entre 50 et 57 degrés sur les meilleures références actuelles), ce qui correspond à un très grand écran de cinéma vu à quatre mètres, mais elle ne pèse que 60 à 80 grammes et se glisse dans une poche de veste.
Les grandes marques et l’écosystème actuel du marché
Le secteur s’est considérablement structuré. Alors que certains géants peaufinent leurs systèmes d’exploitation spatiaux, quelques acteurs dominent déjà les rayons avec des produits matures.
Ray-Ban Meta : la référence des AI glasses avec caméra et audio
Fruit du partenariat entre EssilorLuxottica et Meta, la gamme de lunettes connectées Ray-Ban domine le segment des camera glasses et de l’IA vocale. L’intégration matérielle y est particulièrement soignée : on retrouve les silhouettes historiques de la marque (Wayfarer, Headliner ou la monture plus arrondie Skyler) avec un boîtier de charge qui ressemble à un étui en cuir classique offrant jusqu’à 40 heures de recharge supplémentaire.
La gamme évolue par touches successives pour gagner en finesse et en endurance. Les modèles de génération 2 proposent un capteur photo de 12 MP, l’enregistrement vidéo en Ultra HD 3K, une autonomie pouvant atteindre 8 heures et l’intégration complète de Meta AI en français. Pour qui cherche une monture utilisable aussi bien en intérieur devant un écran qu’en extérieur, la version Wayfarer à verres transparents constitue une porte d’entrée très polyvalente.

RAY-BAN Meta Gen 2 Wayfarer - Lunettes Connectées IA - Noir Mat | Caméra 12 MP, Vidéo 3K…
La monture IA et caméra la plus polyvalente pour un usage quotidien, en intérieur comme en extérieur, grâce à ses verres transparents et à l'intégration complète de Meta AI.
- Verres transparents idéaux pour être portés toute la journée, même au bureau
- Caméra 12 MP et vidéo Ultra HD 3K mains libres très simple à déclencher
- Autonomie jusqu'à 8 heures complétée par un étui offrant 40 heures de charge
Prix constaté le 08/11/2026 à 02:01, susceptible de changer. Le prix affiché sur Amazon fait foi.
Pour ceux qui privilégient un port prolongé sous le soleil et recherchent la monture la plus discrète possible, l’itération Gen 3 pousse la miniaturisation encore plus loin. La hauteur des branches y est réduite d’environ 1 mm, leur épaisseur de 0,3 mm et l’ouverture de la caméra est 36 % plus petite. Elle embarque également 6 microphones pensés pour mieux filtrer le souffle du vent lors des appels ou des commandes vocales en extérieur, ainsi qu’un bouton d’action personnalisable.

RAY-BAN Meta Gen 3 Wayfarer - Lunettes Connectées IA - Noir Mat | Plus de 8 h de…
Le choix idéal pour l'extérieur si vous cherchez la monture Ray-Ban Meta la plus fine et la plus discrète, avec une captation vocale renforcée contre le vent.
- Branches affinées et ouverture de caméra 36 % plus discrète (Gen 3)
- 6 microphones intégrés avec réduction efficace du bruit du vent
- Bouton d'action personnalisable et autonomie dépassant les 8 heures
Prix constaté le 08/11/2026 à 02:01, susceptible de changer. Le prix affiché sur Amazon fait foi.
Xiaomi, Xreal et Rokid : de l’audio abordable à l’écran géant portatif
Du côté des constructeurs asiatiques, deux stratégies cohabitent. D’un côté, la lunette connectée Xiaomi (notamment via ses gammes Mijia Audio Glasses) se concentre principalement sur l’audio à oreilles libres abordable et léger. Dépourvues de caméra ou d’écran sur les modèles grand public courants, ces montures misent sur le remplacement pur et simple des écouteurs sans fil au bureau, avec des branches interchangeables et une longue autonomie en appel.
De l’autre côté, des spécialistes comme Xreal, Rokid ou Viture mènent la course à l’affichage Micro-OLED. Xreal a franchi un cap technique important en intégrant sa propre puce de calcul spatial (X1) directement dans les lunettes, ce qui évite d’avoir à acheter un boîtier adaptateur externe pour stabiliser l’image. Le modèle Xreal One Pro illustre bien cette maturité : il projette un écran virtuel de 171 pouces à 120 Hz avec un champ de vision de 57 degrés et une latence de seulement 3 ms grâce à ses dalles Sony Micro-OLED et son optique X-Prism anti-reflets.

Une référence technique pour les joueurs sur Steam Deck, PC ou smartphone compatible qui veulent un écran virtuel géant parfaitement stable sans boîtier externe.
- Puce X1 intégrée offrant un suivi spatial 3DoF natif avec seulement 3 ms de latence
- Immense écran virtuel de 171 pouces à 120 Hz (champ de vision large de 57°)
- Optique X-Prism anti-reflets et choix de taille selon l'écart pupillaire (IPD)
Prix constaté le 08/11/2026 à 13:43, susceptible de changer. Le prix affiché sur Amazon fait foi.
Si la légèreté absolue prime — par exemple pour regarder un long film dans l’avion ou jouer allongé sans sentir de poids sur l’arête du nez —, Xreal propose également une approche ultra-compacte de seulement 62 grammes avec une luminosité poussée à 1600 nits HDR10 et un écran virtuel de 147 pouces.

L'option plume pour le cinéma en voyage et le jeu nomade : un poids record de 62 grammes et une très forte luminosité pour regarder ses films partout.
- Poids plume de 62 g très confortable même en position allongée ou en avion
- Luminosité impressionnante de 1600 nits HDR10 sur un écran virtuel de 147 pouces
- Alimentation directe via un seul câble USB-C DisplayPort sans batterie à charger
Prix constaté le 08/11/2026 à 13:43, susceptible de changer. Le prix affiché sur Amazon fait foi.
Où en sont Google, Samsung (Android XR) et Apple ?
Beaucoup d’utilisateurs recherchent une lunette connectée Samsung, des lunettes connectées Google ou s’interrogent sur d’éventuelles Apple Glasses. En 2026, il est essentiel de distinguer les plateformes logicielles des produits réellement disponibles en boutique.
Samsung et Google travaillent conjointement autour de l’écosystème Android XR et de l’assistant Gemini. Après avoir posé les bases sur les casques de réalité mixte, les deux partenaires développent des prototypes de lunettes légères capables d’afficher des notifications contextuelles et d’utiliser l’intelligence artificielle multimodale de Gemini. Toutefois, les tarifs et dates de disponibilité grand public en France dépendent des annonces officielles de chaque constructeur : méfiez-vous des fiches produits non officielles qui promettent des modèles non commercialisés.
Du côté d’Apple, la marque poursuit ses efforts sur visionOS avec sa gamme Vision, mais ne commercialise pas à ce jour de lunettes connectées Apple légères de type AR ou audio-IA. En revanche, les iPhone récents (à partir de l’iPhone 15 équipé d’un port USB-C) fonctionnent parfaitement avec les lunettes Xreal ou les Ray-Ban Meta.
Lunettes connectées de sport : l’approche d’Oakley et des modèles outdoor
Pour le cyclisme, le trail ou le ski, les contraintes changent : la monture doit résister à la sueur, tenir fermement sur le visage malgré les secousses et offrir une excellente protection solaire. Une lunette connectée sport mise donc soit sur l’audio à oreilles libres (pour entendre la musique et les indications GPS tout en restant attentif aux voitures), soit sur un affichage tête haute minimaliste (HUD) qui indique la vitesse, la fréquence cardiaque ou l’allure dans un coin du verre. Au sein du groupe EssilorLuxottica, l’ADN d’une lunette connectée Oakley s’adresse précisément à ce public d’athlètes qui recherchent des verres enveloppants à fort contraste associés aux fonctions vocales et audio mains libres.
Quels usages au quotidien : jeu, multimédia, sport et accessibilité
Au-delà de la fiche technique, c’est dans les gestes de tous les jours que l’on mesure l’intérêt d’une monture connectée.
Jouer sur écran géant virtuel avec un Steam Deck, une Switch ou un PC
C’est l’usage roi des lunettes Micro-OLED. Lorsque vous jouez sur une console portable comme le Steam Deck ou la ROG Ally, vous avez souvent tendance à baisser la tête vers le petit écran de 7 pouces, ce qui tire rapidement sur les cervicales. En branchant des lunettes AR sur le port USB-C de la console, l’écran de celle-ci s’éteint et l’image est déportée sur une toile virtuelle de 147 à 171 pouces face à vous.
Vous pouvez alors garder la tête droite contre l’appui-tête du canapé ou du siège de train, les mains posées naturellement sur les genoux. Pour les joueurs sur PC qui souhaitent pousser encore plus loin les sensations physiques sans s’isoler sous un casque lourd, il est tout à fait possible de combiner cet affichage géant avec un équipement dédié comme ceux présentés dans notre guide complet sur la veste et le gilet haptique pour le jeu.
Assistant IA vocal, prise de vue mains libres et traduction en direct
Avec des AI glasses dotées d’une caméra, le premier bénéfice est de ne plus avoir à sortir son téléphone de sa poche. En cuisine, en randonnée ou lorsque vous jouez avec vos enfants, un simple appui sur la branche ou une commande vocale (« Hey Meta, prends une vidéo ») capture la scène exactement selon votre point de vue naturel (POV).
En voyage, la fonction de traduction en temps réel prend tout son sens : votre interlocuteur parle dans sa langue étrangère, les microphones des lunettes captent sa voix, et vous entendez la traduction directement dans vos oreilles quelques secondes plus tard, tout en pouvant faire traduire une carte de restaurant simplement en la regardant.
Sport, suivi d’activité et aides visuelles ou auditives
Enfin, les lunettes intelligentes jouent un rôle croissant dans le domaine de l’accessibilité. Pour les personnes malvoyantes, le couplage d’une caméra embarquée et d’un assistant IA vocal permet de se faire décrire une pièce, de lire le nom d’une rue, de vérifier la valeur d’un billet de banque ou de lire le courrier à haute voix en toute autonomie. De même, certaines montures spécialisées intègrent des microphones directionnels à amplification vocale pour aider à mieux suivre une conversation au restaurant, sans toutefois remplacer un appareillage auditif médical prescrit par un ORL.
Comment choisir ses lunettes intelligentes : critères et budget
Avant de valider votre choix, plusieurs détails ergonomiques et techniques méritent votre attention pour éviter toute déception à la réception.
| Produit | Idéal pour | Prix | Lien |
|---|---|---|---|
| RAY-BAN Meta Gen 2 Wayfarer - Lunettes Connectées IA -… | Meilleure polyvalence IA | 419,00 € | Voir |
| RAY-BAN Meta Gen 3 Wayfarer - Lunettes Connectées IA -… | Design le plus fin | 449,00 € | Voir |
| XREAL One Pro AR Lunettes, Puce X1, Écran HD171" 120Hz,… | Meilleur écran AR gaming | 599,00 € | Voir |
| XREAL xbx a01+ AR Lunettes, 147" Écran Géant Portable pour… | Ultra-légères (62 g) | 299,00 € | Voir |
Prix mis à jour automatiquement, susceptibles de changer.
Poids, autonomie et qualité des commandes haptiques sur les branches
Sur le nez, chaque gramme compte. Une paire de lunettes traditionnelle pèse entre 25 et 35 grammes. Les meilleures lunettes audio et caméra (comme les Ray-Ban Meta) se situent autour de 48 à 50 grammes : la différence se sent légèrement les premières minutes, puis s’oublie si le poids est bien réparti entre le pont nasal et l’arrière des oreilles. Les lunettes à écran Micro-OLED oscillent entre 62 et 85 grammes ; assurez-vous qu’elles sont livrées avec plusieurs tailles de plaquettes nasales souples et que les branches offrent un réglage d’inclinaison sur plusieurs crans pour aligner parfaitement l’image avec votre regard.
Côté autonomie, comptez jusqu’à 8 heures d’usage mixte sur les dernières générations de lunettes IA (avec un étui de charge indispensable pour tenir plusieurs jours). Les lunettes écrans USB-C n’ont pas de batterie interne : elles puisent directement une infime partie de l’énergie de votre smartphone ou de votre console portable.
Compatibilité (iOS, Android, USB-C DisplayPort) et adaptation à la vue
C’est le point technique le plus souvent négligé lors de l’achat de lunettes AR à écran virtuel.
Attention : pour que des lunettes à écran Micro-OLED (type Xreal) affichent une image en les branchant directement sur votre smartphone, le port USB-C de votre téléphone doit impérativement supporter la sortie vidéo DisplayPort Alt Mode (DP). C’est le cas des iPhone 15, 16, 17 et suivants ainsi que des Samsung Galaxy S haut de gamme, mais de nombreux smartphones Android de milieu de gamme (ou certains Google Pixel plus anciens) en sont dépourvus. Avec une Nintendo Switch, un adaptateur d’alimentation dédié est également requis.
Autre critère déterminant : votre vue. Si vous êtes myope, hypermétrope ou astigmate, vous ne pourrez pas porter des lunettes à écran par-dessus vos lunettes habituelles. Heureusement, les modèles comme ceux de Xreal fournissent dans la boîte un petit châssis amovible en métal ou en plastique : il suffit de le confier à un opticien pour y faire tailler des verres à votre correction, qui viendront ensuite se clipser derrière les prismes optiques. Sur les modèles de type Ray-Ban Meta, la monture accepte directement des verres correcteurs (simples ou progressifs) chez la plupart des opticiens.
Pensez aussi à vérifier votre écart pupillaire (IPD), exprimé en millimètres sur votre ordonnance d’ophtalmologiste. Certaines lunettes haut de gamme proposent désormais deux tailles (par exemple M pour un IPD de 57 à 66 mm, et L pour 66 à 75 mm) afin d’éviter tout flou sur les bords de l’écran.
Quelles gammes de budget prévoir selon la technologie choisie ?
Si vous cherchez à évaluer le budget d’une lunette connectée, le marché se découpe en trois paliers cohérents avec la technologie embarquée :
- Entrée de gamme (lunettes uniquement audio Bluetooth) : ce sont les modèles les plus accessibles. Ils remplacent vos écouteurs mais n’ont ni caméra, ni IA visuelle, ni écran.
- Milieu de gamme (lunettes IA avec caméra et audio, type Ray-Ban Meta) : le tarif correspond à celui d’une monture de grande marque optique à laquelle on ajoute le coût d’une caméra d’action miniature et d’écouteurs sans fil de qualité. Attention à prévoir un budget complémentaire si vous devez y faire monter des verres correcteurs ou progressifs.
- Haut de gamme (lunettes AR à écrans Micro-OLED, type Xreal) : la présence de deux dalles Micro-OLED Sony et de puces de traitement spatial place ces modèles dans une tranche tarifaire proche de celle d’un bon moniteur gaming ou d’une console portable.
Confort visuel, santé et respect de la vie privée
Porter de l’électronique au plus près des yeux et des tempes appelle quelques bonnes pratiques, tant pour votre confort physiologique que pour votre entourage.
Fatigue oculaire, verres correcteurs et précautions d’usage
Sur les lunettes à écrans virtuels, vos yeux accommodent à une distance focale fixe (souvent calibrée virtuellement autour de 4 mètres), mais l’image lumineuse reste proche. Pour prévenir la fatigue oculaire ou les maux de tête, appliquez la règle des pauses régulières (lever les yeux toutes les 20 à 30 minutes) et ajustez la luminosité des dalles Micro-OLED à l’éclairage ambiant : inutile de pousser l’écran à 1200 ou 1600 nits dans une chambre plongée dans le noir.
Rappelons que ces dispositifs sont conçus pour des adultes et des adolescents (les fabricants déconseillent généralement les affichages immersifs ou proches de l’œil aux enfants de moins de 13 ans dont le système visuel est encore en développement). En cas de troubles visuels préexistants, de strabisme, de migraines ophtalmiques fréquentes ou de vertiges (cinétose), demandez toujours l’avis de votre ophtalmologiste ou de votre médecin avant d’utiliser des lunettes à projection optique. Enfin, ne marchez jamais dans la rue et ne conduisez jamais avec un écran virtuel allumé dans votre champ de vision.
Caméra embarquée : témoin lumineux et règles en espace public
Porter une lunette connectée caméra soumet l’utilisateur aux règles habituelles du droit à l’image et du respect de la vie privée. Sur les modèles homologués comme les Ray-Ban Meta, une LED blanche située sur la face avant s’allume ou clignote systématiquement dès qu’une photo est prise ou qu’une vidéo est enregistrée, afin de prévenir les personnes qui vous font face.
Bon à savoir : un capteur de détection empêche de déclencher la caméra si le témoin lumineux LED est masqué par un autocollant ou de la peinture. Dans les lieux privés, les vestiaires, les salles de cinéma ou les établissements scolaires, prenez le réflexe d’éteindre l’interrupteur physique situé à l’intérieur de la monture ou de ranger vos lunettes dans leur étui.
Pour faire le bon choix aujourd’hui, posez-vous une seule question avant de regarder les fiches techniques : voulez-vous garder les yeux libres dans le monde réel tout en capturant vos souvenirs et en écoutant de la musique, ou voulez-vous transporter un écran de cinéma géant dans votre sac à dos ? Dans le premier cas, les montures IA comme les Ray-Ban Meta offrent l’expérience la plus fluide et la plus naturelle du moment ; dans le second, les lunettes Micro-OLED de Xreal transformeront vos trajets et vos sessions sur console portable.
Questions fréquentes
Peut-on mettre des verres à sa vue sur des lunettes connectées ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Sur les lunettes audio et caméra comme les Ray-Ban Meta, un opticien peut remplacer les verres d'origine par des verres correcteurs ou progressifs, exactement comme sur une monture classique. Sur les lunettes à écrans Micro-OLED (comme Xreal), un petit support optique amovible est fourni pour y faire monter des verres correcteurs qui se clipsent à l'intérieur.
Est-ce que les personnes autour de moi entendent le son de mes lunettes connectées ?
À volume modéré (jusqu'à 50 ou 60 %), les haut-parleurs directionnels dirigent le son précisément vers le conduit auditif tout en réduisant les fuites sonores : votre entourage dans un bureau calme ou dans la rue n'entendra qu'un léger murmure indistinct si la personne est collée à vous. En revanche, si vous poussez le volume au maximum dans un endroit très silencieux, le son deviendra audible à proximité.
Comment savoir si mon téléphone est compatible avec des lunettes AR à écran (type Xreal) ?
Votre smartphone doit posséder un port USB-C prenant en charge la sortie vidéo DisplayPort Alt Mode (DP). C'est le cas des iPhone 15, 16, 17 et plus récents, ainsi que de la plupart des smartphones haut de gamme Samsung (série Galaxy S) ou de certains modèles Sony, Asus et Motorola. Si votre téléphone ne supporte pas le DisplayPort par câble, l'écran des lunettes restera noir sans adaptateur sans fil spécifique.
Faut-il un abonnement payant pour utiliser l'IA des lunettes Ray-Ban Meta ?
Non, l'utilisation de l'application compagnon et de l'assistant vocal Meta AI est incluse sans abonnement mensuel après l'achat des lunettes. Vous avez simplement besoin d'un smartphone compatible (iOS ou Android), d'un compte Meta et d'une connexion Internet sur votre téléphone pour que l'IA puisse traiter vos requêtes en ligne.
Quelle est la différence entre des lunettes de réalité augmentée et un casque VR ?
Un casque VR (comme le Meta Quest 3 ou le PSVR2) recouvre entièrement vos yeux, pèse environ 500 grammes et vous plonge à 360 degrés dans un univers virtuel avec des manettes. Les lunettes de réalité augmentée ou à écran virtuel ressemblent à des lunettes de soleil épaisses (60 à 80 grammes) : vous voyez toujours votre environnement réel à travers les verres, sur lesquels vient se superposer un grand écran rectangulaire virtuel.
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